Anglais
Une question ? Besoin d'un devis ? Contactez-nous au 02 99 20 60 20 ou Demander un devis

Contactez-nous
au 02 99 20 60 20
ou par email

Festival Classique au Large, un 10ème édition réussie à Saint-Malo.

< Retour aux actualités

On ne change pas une équipe qui gagne, encore moins un festival qui cartonne. Classique au Large plaît et pense déjà à la prochaine édition.

Ça y est, la 10e édition du festival Classique au Large a vécu. Bien vécu.« Treize concerts entre le vendredi soir et le lundi soir », rappelle Michel Agaësse, aux manettes de l’organisation avec sept autres personnes, qui durant le week-end – quatre jours quand même – peuvent compter sur une quarantaine de bénévoles assidus.

Musique !

D’ici, les musiciens malouins ont mouillé la chemise et donné le la à trois reprises. « Samedi matin, 200 personnes se sont déplacées pour les violoncellistes, 32 ont joué simultanément, entre les élèves du conservatoire, rejoints par les As de Pique, le groupe de l’école de la Flume, dans la région rennaise. »

Lundi, c’était au tour de l’Orchestre symphonique des élèves, toujours du conservatoire, accompagné par l’Orchestre des jeunes de Haute-Bretagne. Enfin, le conservatoire, toujours lui, a assuré le concert de clôture du festival, lundi soir. Élèves et professeurs réunis ont emmené le public à la redécouverte de grands airs du cinéma, sous la baguette de Laurent Ronzon et Marc Florian.

Des noms…

Les musiciens d’ailleurs étaient là eux aussi. Dont quelques pointures internationales. Pour ne citer que lui, Edgar Moreau, « violoncelliste prodige », couronné, dès l’âge de 15 ans, par le Prix du jeune soliste au concours Rostropovitch, ou deux ans plus tard, Deuxième prix au concours Tchaïkovski de Moscou. On a entendu aussi Marc Bouchkov, Camille Thomas, Thomas Dunford, Lea Desandre…

Inattendu…

Écouter de la musique classique, c’est accepter aussi parfois se laisser surprendre. L’équipe de Classique au Large aime étonner. L’an dernier, le grand public avait pu découvrir le piano préparé. L’idée, c’est de glisser dans ses cordes divers objets, afin d’en modifier la sonorité et, de fait, l’usage. Cette année, ce sont les marimbas qui se sont fait connaître. Ces xylophones africains sont parfaitement maîtrisés par les garçons du Trio SR9, de Lyon.

… et familial

Et quand on dit qu’il y en avait pour tous les goûts, eh bien il y en avait aussi pour tous les âges. Dans les salles, mais aussi parfois sur scène. C’est ainsi que la famille Amoyel, papa Pascal au piano, maman Emmanuelle au violoncelle et leur fille Alma, 11 ans, au violon, a enchanté petits et grands avec sa Petite histoire de la grande musique et ses extraits de Fauré, Saint-Saëns, Mozart, Beethoven, Chopin ou John Cage…

Frédéric ! Frédéric !

L’autre star du festival, c’est lui. Plébiscité. Adoré du public, tout comme des musiciens. « Tellement pro », apprécie Michel Agaësse. Avec ses fiches toujours très documentées et « ses petites anecdotes », il a, comme tous les ans, fait l’unanimité. Vous l’avez reconnu ? Frédéric Lodéon, himself !

2019, c’est demain

À peine terminée la dixième édition que les organisateurs planchent sur la prochaine. « On prend déjà contact avec un certain nombre d’orchestres et d’ensembles. »

Forcément, il y aura du changement. « Cela se passera au Théâtre de la ville, puisque le Palais du Grand Large sera en pleins travaux », note Michel Agaësse. Il faudra oublier la vue sur mer, qui plaît tant, « surtout au public parce que les musiciens sont forcément un peu dans leur bulle». Mais que tout ce petit monde se rassure, la grande bleue ne sera jamais très loin.

 

Source : OuestFrance